Lucien Petit Breton

Lucien Petit Breton

Lucien Mazan, dit Lucien Petit-Breton, né le 18 octobre 1882 à Plessé (Loire-Inférieure) et mort le 20 décembre 1917 à Troyes(Aube) est un cycliste français. Mort pour la France.

Clément Mazan, son père, exerce avec talent et succès à Plessé, en Loire Inférieure, la profession d’horloger bijoutier. En 1880, Il se présente aux élections législatives où il essuie un cinglant revers. Un tel échec est difficile à supporter dans une petite ville de province où les réputations se font et se défont de bouche à oreille. Il perd rapidement une importante partie de sa clientèle. C’est à cette époque que l’Argentine recherche des gens qualifiés, artisans particulièrement. Fin 1882, il s’embarque avec sa femme Désirée pour Buenos Aires créant un nouveau magasin dans la même profession. Les enfants Mazan, Paul (né en 1879) et Lucien (1882) sont confiés à la garde d’une tante Félicité, sœur de Désirée. Deux ans plus tard, Désirée revient les chercher et toute la famille est réunie à Buenos Aires. La famille s’agrandit. Paul et Lucien ont un frère Anselme (1884) et deux sœurs Adrienne (1886) et Gabrielle (1888). Par nécessité les enfants Mazan furent élevés « à la dure », mis au travail dès leur plus jeune âge. À 14 ans, Lucien travaille en qualité de groom au Jockey club, le plus grand hôtel de Buenos Aires. Lucien Mazan se passionne dès son plus jeune âge, pour les exploits de coureurs cyclistes et les randonnées Bordeaux-Paris, Paris-Brest-Paris 1891 et dévore les magazines de sport. Il achète une bicyclette et se lance aussitôt dans la compétition cycliste, sur piste particulièrement où il remporte rapidement de beaux succès. Pour cacher cette pratique sportive à son père qui la désapprouve fermement, il se fait appeler « Breton ». Il devient champion d’Argentine sur piste, puis sur route en 1899 et se construit une solide réputation : coureur batailleur, combattant, très apprécié du public. En 1902, il débarque à Paris, quelques jours seulement avant l’inauguration du nouveau vélodrome Buffalo de Neuilly-sur-Seine, décidé à venir tenter sa chance en France. À l’époque, le cyclisme se pratique principalement sur les très nombreux vélodromes que comptela France. Un autre coureur s’appelant « Breton », il décide, afin d’éviter toute confusion, de se faire appeler « Petit Breton », pseudonyme qu’il transmettra à son fils. Ce qui n’empêche pas le public de le surnommer également « L’Argentin » ou « L’élégant Argentin » en raison de la beauté de son style et de son élégance vestimentaire ! Il débute chez les professionnels en 1902 et gagne sur piste le Bol d’or en 1904 avant d’établir l’année suivante un nouveau record du monde de l’heure avec 41,110 km réalisé au vélodrome Buffalo de Paris. Vainqueur de Paris-Tours en 1906, de la première édition de la classique Milan-San Remo en 1907, il gagne également deux Tours de France en 1907 et 1908, enlevant deux étapes surla Grande Boucle 1907, cinq en 1908. Lucien Petit-Breton est le premier cycliste à remporter deux fois le Tour de France. C’est en l’église de Vallet (Loire-Inférieure), capitale du muscadet, qu’est célébrée, le 24 novembre1908, l’union de Lucien Petit-Breton et de Marie-Madeleine Macheteau, la fille cadette d’un chapelier. Il meurt sur le front en 1917 dans un accident automobile. Sa dépouille repose au cimetière de Pénestin (Morbihan). Parmi les 1 310 000 morts recensés durant le conflit mondial, l’on déplore également deux autres anciens vainqueurs de Tour de France: François Faber et Octave Lapize, respectivement vainqueurs en 1909 et 1910.Ses deux frères, Paul et Anselme, ainsi que son fils Yves, furent également de bons coureurs cyclistes. Yves Petit-Breton fut également directeur sportif de l’équipe de  l’équipe de l’Ouest au Tour de France 1948.

« Un palmarès d’il y a 100 ans ne peut s’interpréter qu’en le ramenant au contexte de l’époque, tant les courses sont différentes. Comment comparer le Tour de France actuel avec des étapes courtes, souvent très nerveuses, couru sur de belles routes avec des vélos de 7 kilos, avec le Tour de l’époque et ses vélos pesant le double pour de longues étapes, sur des routes pas toujours goudronnées, parfois seulement empierrées, en montagne particulièrement. Si le tour 1903 se dispute en 6 étapes d’environ 400 km chacune, les années suivantes les étapes deviennent plus nombreuses mais plus courtes. Lors du premier tour victorieux de Petit Breton, les distances quotidiennes sont tout de même les suivantes : 272, 398, 259, 309, 311, 345, 345, 303, 299, 269, 391, 321, 415, et 262 km (109 partants, 33 arrivants, moyenne générale du vainqueur 28,470 km/h) » – Extrait d’un article d’André Vincent, collectionneur, rendant hommage à Lucien Mazan, dit Petit-Breton à l’occasion du centenaire de sa première victoire dans le Tour de France cycliste, 1er janvier 2007. Il reste en course jusqu’en 1914 et participe à son ultime Tour de France où il abandonne après neuf étapes. La Grande Guerre met un terme définitif à sa carrière.

source http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

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