le tour de France et Nantes de 1980 à 2008

1980

 20ème étape : Saint-Malo – Nantes

6 Juillet      

Jan Raas    

Dès son élection en 1977, le Maire de Nantes, Alain Chénard, annonce son intention de recevoir le Tour de France. Le site d’arrivée choisi offre un circuit routier autour de la zone verte du Petit-Port. L’étape a lieu un dimanche et le public va pouvoir pique-niquer !!! Hélas, le temps est pluvieux. Mais la foule est pourtant très nombreuse et enthousiaste. Le sprint d’arrivée est tumultueux et l’Irlandais Sean Kelly est déclassé au profit du Néerlandais Jan Raas. Objet de toutes les attentions, Bernard Hinault, maillot jaune semble en mesure de remporter son troisième Tour. Las, il devra, victime d’une tendinite, abandonner à l’entrée des Pyrénées. Le Nantais Yvon Bertin, maillot vert victime d’une chute à 2 km de l’arrivée ne peut participer au sprint. Gros succès aux abords de la gare, le lendemain, où les coureurs prennent le train pour Rochefort. De là, ils repartiront pour Bordeaux.

1981

11ème étape : Rochefort – Nantes

3 juillet

Aad Wijnands

L’arrivée de cette étape est jugée au sommet d’une longue côte dans le quartier des Dervallières. Le Hollandais Wijnands s’impose et le maillot vert, le Belge Maertens est 3ème. Bernard Hinault, futur vainqueur, est maillot jaune.  Le lendemain, c’est la journée de repos. Une brillante exposition initiée par le Musée du sport de Jean Durry et secondée par un comité local, est inaugurée au Château des Ducs de Bretagne. Aux salons Mauduit, un débat dirigé par Jacques Marchand (Le Matin) est consacré au spectacle sportif. Le dimanche 5 juillet, les opérations de contrôle de départ ont lieu Cours Saint-Pierre au pied de la cathédrale, devant une foule de Nantais et de touristes.

1982

 8e étape : Plumelec – Nantes

12 juillet

Stéphane Mutter

Le Suisse Mutter, l’emporte en haut de la dure côte des Dervallières. Le Nantais Yvon Bertin n’a pu participer avec succès au sprint final. A l ‘issue de l’étape, le fils et le petit-fils de Lucien Petit-Breton, accompagnés par MM.Cordier et Guilbaud, subdélégué aux sports, viennent au vélodrome déposer une gerbe au pied de la stèle du souvenir à la mémoire du double vainqueur du Tour dont on célébre le centenaire de la naissance.  Les coureurs prennent le train pour Saintes où sera donné le départ de l’étape Saintes – Bordeaux. La direction du Tour aime ces départs différés qui permettent de raccourcir les étapes et de se rapprocher très rapidement des sites stratégiques. Les coureurs apprécient moins.

1983

6ème étape – Chateaubriant – Nantes

7 juillet

Jan Oosterbosch

Le nouveau maire, M. Chauty préside l’arrivée de l’étape contre-la-montre individuelle, Chateaubriant -Nantes. Le Comité d’organisation du Tour avait souhaité revenir au Parc de la Beaujoire. Le public, lui, n’a pas répondu massivement. La durée de la retransmission de l’arrivée par la télévision est réduite de moitié suite à un attentat à Orly qui a priorité à l’antenne. Le Danois Andersen conserve le maillot jaune.

1984

 8e étape : Le Mans – Nantes

6 Juillet

Pascal Jules

Le site d’arrivée est le boulevard des Américains, côté église Sainte-Thérèse au bout d’une belle et large ligne droite de 400 m et après un spectaculaire circuit par les boulevards du quartier Rond-Point de Rennes. La permanence du Tour a établi ses quartiers dans le proche gymnase de la Laëtitia. L’imposante façade de briques rouges de l’église Sainte-Thérèse intrigue les téléspectateurs de tous les pays (USA compris) où le Tour est diffusé. Pascal Jules, coureur de Renault-Gitane, équipe dirigée par le Nantais Cyrille Guimard, gagne l’étape détaché et son co-équipier Vincent Barteau conserve son maillot jaune. En prologue sur le même site a été jugée le matin l’arrivée d’une étape du Tour de France féminin. Le lendemain, un samedi matin, le départ de la longue étape Nantes – Bordeaux, bien que matinal (vers 8 heures) rassemble un important public sur le cours Saint-Pierre.

1986

5ème étape : Saint-Hilaire-du-Harcouët – Nantes

11 juillet

Eddy Planckaërt (au sprint)

Nantes accueille l’arrivée d’une étape en ligne toujours boulevard des Américains, dans le quartier Sainte-Thérèse. Le Belge Planckaërt s’impose après un beau sprint.

6ème étape : Nantes – Nantes (contre-la- montre 61 km)         en vidéo

12 juillet                                                

Bernard Hinault

Etape contre-la-montre de 9h à 16h30 sur un circuit vallonné au nord de la ville avec départ et arrivée également sur le site Américains-Sainte-Thérèse. Bernard Hinault l’emporte devant son co-équipier Greg Lemond qui sera vainqueur à Paris. À ce moment de la course, c’est le Danois Pedersen qui porte le maillot jaune.  Le lendemain, place St-Pierre, le public est encore nombreux. Les journalistes colombiens qui émettent en direct et les supporters basques sont particulièrement enthousiastes.  En avant pour le Futuroscope de Poitiers.

1988

Pour la seconde fois, le départ du Tour est donné à Nantes. Mais cette fois, le Conseil Général est l’organisateur. Le 74ème Tour s’installe à Nantes du 30 juin au 6 juillet. La permanence a retrouvé le Parc des Expositions de la Beaujoire, très spacieux et de cadre agréable.  

Le samedi 3 juillet, en direct sur la chaîne A2, a lieu la présentation des équipes quai Ceineray, devant un nombreux public qui n’a pas été rebuté par un temps océanique particulièrement chargé en averses.

Le dimanche a lieu, en prologue, un contre la montre par équipe sur le front de mer de la Baule exposé à un violent vent d’ouest.
Vainqueur : l’équipe suisse Weinmann

Le lundi 5 juillet pour la première étape, la course parcourt le vignoble et le Pays de Retz.

Vainqueur : le Canadien Steve Bauër

Le mardi 6 juillet, le Tour quitte la Loire-Atlantique pour Le Mans. Les opérations de départ ont lieu quai Ceineray devant l’Hôtel du Conseil Général.
Les spectateurs qui ont connu les Tours d’avant et d’après la Seconde Guerre Mondiale retrouvent avec émotion Marcel Bidot, ancien coureur et directeur sportif de l’équipe de France des victoires (53-54-55) de Louison Bobet.
Daniel Mangeas, speaker officiel lors du Tour le présente de façon élogieuse au public.

1990

3e étape : Poitiers – Nantes

2 juillet

Moreno Argentin

Le site d’arrivée est prestigieux, mais redoutable pour la circulation en ville. Les coureurs, avant d’entrer à Nantes, traversent la Loire. Ils longent le Château des Ducs et arrivent allée de Turenne sous la pluie. Le coureur originaire du nord du département, Christophe Lavaine, termine 2e. Croyant avoir gagné, il passe la ligne en levant les bras. Le départ, le lendemain, est donné place Saint-Pierre. Les coureurs vont traverser la Bretagne, du Sud au Nord, pour arriver pour la première fois au Mont-Saint-Michel.

1999

« Le Tour de France adopte la métropole Nantes Saint-Nazaire pendant deux jours » titre Ouest-France le lundi 5 juillet. La deuxième étape Challans-Saint-Nazaire est mouvementée. La traversée du Gois spectaculaire mais périlleuse a entraîné plusieurs chutes dont celle du Nantais Jean-Cyril Robin. La course a lieu par un assez beau temps de type océanique affecté de quelques brèves et rares averses comme on dit à la météorologie nationale. Le Belge Tom Steels s’impose au sprint près de la Soucoupe et l’Estonien Jan Kirsipuu s’empare du maillot jaune détenu par l’Américain Lance Armstrong futur vainqueur du Tour. Sur le podium, élus nantais et nazairiens félicitent les lauréats. Le lendemain, le départ de l’étape se fait à Nantes, cours Saint-Pierre et au pied de la cathédrale. Après « Copacabana » en 1998, le cours est envahi par le « Village ». L’émission en direct « Autour du Tour » diffusée par France 3 sera un grand succès. Le Maire de Nantes et le journaliste Claude Sérillon, Nantais d’origine, parlent avec passion, talent et émotion de leur ville. Et déjà, Jean-Marie Leblanc, le directeur l’a dit : l’an prochain le Tour reviendra à Nantes et Saint-Nazaire.

2000

3e étape Loudun – Nantes

3 juillet  

Tom Steels

une fin de course très rapide et un parcours un peu acrobatique causèrent quelques chutes, dont celle (sans conséquences) du maillot jaune l’écossais David Millar. Le sprint final du belge Tom Steel fut éblouissant sur la ligne droite d’arrivée, le boulevard François-Blancho. A Nantes, sur l’île Beaulieu, l’arrivée avait eu lieu de façon très symbolique sur une grande voie qui porte le nom d’un ancien maire de Saint-Nazaire.

Entre les édiles et Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France, on se l’était promis en 1999. Le millésime 2000 permettait l’organisation d’une étape contre la montre (par équipes) entre les deux pôles de la métropole de Loire-Atlantique. Et le point d’orgue en serait après un lancement sur la rive sud de la Loire, le franchissement du pont de Saint-Nazaire, rude épreuve athlétique et superbe spectacle pour la télévision.

La victoire à Saint-Nazaire de l’équipe ONCE le mardi 4 juillet offrit à son leader Laurent Jalabert de s’emparer du maillot jaune.
Et le mardi matin 4 juillet, lors des opérations de départ du contre la montre par équipes sur l’île Gloriette, la métropole Nantes Saint-Nazaire, son passé, son présent, ses projets furent encore mis an valeur au cours de l’émission  » Avant le Tour  » de France 3 au cours de laquelle MM. le Maire de Nantes et Joël Batteux purent largement s’exprimer.

2003

Ville fondatrice du Tour cycliste, Nantes faisait partie des six villes-étapes de la première édition, en 1903, avec Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux. Après une longue fidélité à la  » Grande boucle « , durant toutes ces années, il était bien entendu légitime que Nantes accueille une nouvelle étape de ce Tour du Centenaire le samedi 26 juillet 2003.  Il s’agissait de la trentième étape à Nantes, en quatre vingt dix éditions depuis la création de l’épreuve… sans compter les nombreuses fois où l’épreuve a traversé la ville.

19e étape  Pornic – Nantes (clm)

26 juillet

David Millar

Pour Ullrich, le dernier espoir de remporter le Tour réside dans le contre-la-montre disputésous la pluie entre Pornic et Nantes à la veille de l’arrivée à Paris. Conscient de son retard important, le champion allemand part très fort et prend tous les risques, sans parvenir à distancer l’Américain qui calque sa course sur son rival. À mi-parcours, il n’y a plus de suspense : Lance Amstrong remportera le Tour de France 2003. Ullrich, qui vise la victoire d’étape, poursuit son effort mais glisse sous la pluie, perdant ses dernières illusions. Le lendemain, à Paris,Lance Amstrong peut savourer son cinquième succès consécutif dans la Grande Boucle : le voilà membre du « Club des Cinq », cinq à cinq victoires (Armstrong rejoint, Jacques Anquetil, Eddy Merckx , Bernard Hinault et Miguel Indurain). 

 2008

3e étape St Malo – Nantes 

7 juillet

Samuel Dumoulin             

Cinq ans après le Tour du Centenaire, les coureurs revenaient à Nantes. L’arrivée de la 3e étape, courue entre Saint-Malo et Nantes, a eu lieu sur le quai de la Fosse, face aux nefs qui accueillent les Machines de l’île. Le vainqueur de l’étape Saint-Malo / Nantes, Samuël Dumoulin (Fra – COF), a coupé la ligne d’arrivée à 17h37,au terme d’une étape de 208 kilomètres.                                  en vidéo        

merci à http://www.nantes.fr/pid/83  le site de la ville de Nantes

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